Les ingénieurs : une rémunération au top Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les ingénieurs jouissent d’un climat professionnel au beau fixe.

Ils sont près de 640 000 en France et seuls 3,7% d’entre eux cherchent un emploi. Autant dire que les ingénieurs ne font pas partie des professions les plus en difficulté. D’autant que 90% des diplômés trouvent leur emploi en moins de 6 mois. Sur un marché qui frôle la pénurie, les salaires devraient coller. Et bien pas forcement.

Le statut d’ingénieur est complexe : cursus variable  (université ou école), renom, spécialiste ou manager, domaine d’exercice etc. Il en ressort de grandes divergences de rémunérations. En un an, le salaire médian a même baissé de 0,6% passant de 52 191 € en 2005 à 51 875€  en 2006 (salaire brut annuel, primes et indemnités diverses incluses). Certes, la moyenne des salaires a enregistré une hausse de 2,7%, passant de 61 191 € en 2005 à 62 824 € en 2006 (source CNISF) Ces données sont trompeuses. Un très bon salaire peut compenser jusqu'à une demi-douzaine de salaires très moyens. Même si le marché des ingénieurs est tendu, il ne faut pas perdre de vue le très grand nombre d’écoles et d’universités proposant des cursus en ingénierie. Devant ce florilège, seules les « grandes écoles » tirent leur épingle du jeu. On ne peut que comprendre la perplexité des recruteurs face à des candidats qui revendique la qualité d’ingénieur alors que leur école n’est que très peu reconnue à l’échelle nationale et totalement absente à l’échelle internationale. A cela se rajoute les interminables « guéguerres »  de prestige. Aujourd’hui, seul 1 étudiant sur 2 passe par une prépa avant de présenter un concours d’entrée à une école d’ingénieur. Devant cette statistique bien connue, les recruteurs modèrent les compétences affichées par bon nombre de candidats. Il en ressort un salaire en deçà des prétentions du postulant.

 
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